Archives par mot-clé : la roche sur yon

La Roche-sur-Yon. L’Yon pollué par des eaux usées

Samedi matin, un débordement d’eaux usées dans l’Yon, au niveau du boulevard de Rivoli a causé la mort de plus de 150 poissons. Certains étaient toujours visibles lundi.

Il était aux alentours de 11 heures samedi quand la mairie a été prévenue que des poissons morts flottaient derrière les terrains de football du boulevard de Rivoli. Une défaillance sur le poste de refoulement du quartier est à l’origine de ce déversement d’eaux usées directement dans l’Yon. « Nous sommes intervenus en urgence pour tenter de régler le problème »,explique Luc Bouard, le maire. Il estime « qu’entre 150 et 200 poissons sont morts ». Le premier magistrat de la ville précise également que les pompiers ont installé un filet dans la rivière afin de ramasser les poissons morts.

Les pompiers ajoutent qu’un véhicule de risques chimiques était présent sur les lieux. Les techniciens de Véolia, le prestataire chargé par l’Agglomération de la gestion des eaux, étaient également sur les lieux pour aider. Un lâcher d’eau de 30 m3 du barrage de Moulin-Papon a également été effectué, afin de réoxygéner l’eau dans le but de sauver les poissons restants. La situation est revenue à la normale vers 17 heures samedi.

Une alarme défectueuse à l’origine de l’incident

Les premières constations indique que l’origine de cet incident serait dû à un dysfonctionnement de l’alarme mise en place pour sécuriser des travaux sur les canalisations de la ville. La « poire », qui constitue le premier maillon de l’alarme, est censée basculer vers l’arrière en cas de débordement, déclenchant ainsi l’alerte. « Nous ne savons comment mais il semble que ce dispositif ait été déplacé par une tierce personne. » L’information n’a donc pas pu remonter jusqu’aux agents qui ont été prévenus par des passants.

Source : La Roche-sur-Yon. 

À La Roche, une nouvelle école ouvre ses portes

L’institut catholique des arts et métiers, une école d’ingé renommée, lance son école de production à La Roche. Une formation pour les décrocheurs dans un secteur qui recrute.

L’initiative

Une école de production

Vous avez entre 15 et 18 ans? Le système scolaire vous chiffonne? Et vous souhaitez, quasi à coup sûr, trouver un emploi? Une équation improbable… Et pourtant, l’institut catholique des arts et métiers (Icam) de La Roche, une école d’ingénieurs installée boulevard d’Angleterre, a la solution. Son nom: l’école de production. Elle ouvrira ses portes à la rentrée prochaine.

« Certains jeunes ne peuvent rester assis sur une chaise, précise Philippe Poupard, directeur du site de Vendée de l’Icam. Alors, nous leur proposons de passer la majeure partie de leur temps dans un atelier pour réaliser de la production industrielle. » Et deux ans plus tard, ils repartent avec un CAP en poche.

Cibler un métier sous tension

La meilleure option pour s’assurer un emploi, c’est encore de prendre une spécialité qui recrute. « Avec l’observatoire régional des compétences industrielles, nous avons identifié les métiers en tension d’un point de vue très local, détaille Philippe Poupard. D’une part, pour répondre aux besoins des entreprises, qui ont du mal à trouver certaines compétences. D’autre part, pour avoir la garantie que les jeunes, en sortant de chez nous, trouvent un travail. »

Résultat? En Vendée, il y a un gros déficit de monteur-assembleur en mécanique. À la rentrée, les nouveaux écoliers se formeront donc à ce métier. Et l’Icam a déjà des entreprises en vue. « Nous avons des relations très étroites avec la métallurgie de Vendée. »

Faire pour apprendre

Du côté de la pédagogie, « nous sommes dans l’accompagnement. » Vraiment? « Il y a de six à huit élèves par classe et un maître professionnel qui les suit. » Et puis, les premiers temps de la formation visent à réapprendre les bases. Autrement dit, « respecter la discipline, les horaires, l’ordre… »

L’essentiel n’est pas là pour autant: comme le rappelle l’adage, c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Le leitmotiv de la formation? « Faire pour apprendre ! » Deux tiers du temps est consacré à l’atelier.

Le social en ligne de mire

« Nous envisageons d’accepter un ou deux migrants en septembre. Des mineurs isolés également. » À ne pas en douter, l’aspect social structure le projet. Et, pour ce faire, la formation est gratuite. « Évidemment ! »

D’autre part, quitte à installer les quartiers de cette formation dans une école d’ingé, autant mettre les élèves ingénieurs au charbon. « Ils sont partie prenante au projet notamment en montant des groupes de soutien. » Au fond, ils prennent sous leurs ailes leurs cadets. « Et ça permet une mixité sociale. »

Un dispositif qui a fait ses preuves

L’Icam a lancé ses premières écoles de production, il y a 17ans maintenant. Elles affichent, en moyenne, un taux de réussite à l’examen du CAP de 93%. À ce jour, près de 100% des élèves ayant suivi la formation, retrouvent un projet professionnel.

Pour tout renseignement, contacter le 0297626273.

Source : À La Roche, 

Sans toit, cette pupille de l’État vit sous sa tente !

Lucie Maquaire, 19 ans, a perdu ses deux parents lorsqu’elle était encore mineure. Après de nombreuses démarches, aucun propriétaire n’accepte de louer un logement à cette jeune Vendéenne, pupille de l’État.

« Ça fait cinq mois que j’ai planté ma tente dans la Vallée verte, à La Roche-sur-Yon (Vendée). C’est devenu mon chez-moi. Je la déplace tous les jours, je ne veux pas que les gens croient que je squatte. Je fais des missions en intérim qui pourraient déboucher sur un CDI. Un collègue m’emmène et me ramène, car je n’ai pas le permis. Je dois nettoyer les ateliers de coffrage ou de bardage de ferrailles. J’aurai aimé reprendre les études, mais ce futur contrat pourrait m’apporter de la stabilité. Avec mes ressources, je pourrais me payer un loyer.

Impossible de louer un appartement

Sauf qu’aucun propriétaire ne veut s’engager, car j’ai simplement 300 € de ressources fixes par mois, les salaires de mes petits boulots varient. L’État se porte garant pour moi, mais les propriétaires se méfient. J’ai démarché une quinzaine d’agences, des particuliers. Des amis m’ont souvent proposé de m’héberger, mais ça me gênait d’y rester. Au foyer de jeunes travailleurs, ça s’est mal passé. On m’a conseillé d’appeler le 115, et je ne m’y sens pas du tout en sécurité.

« Mon histoire semble banale »

Avant de savoir que je pouvais toucher une partie de la retraite de mes parents, les nombreuses administrations se sont renvoyé la balle entre elles, avant que cela ne débouche sur du concret.

J’ai démarché les assistantes sociales, la CAF, l’Aide sociale à l’enfance, le Centre communal d’action sociale, la Mission locale, sans trouver de perspectives stables. Il y a tellement de situations complexes ici, mon histoire semble banale aux éducateurs. Aujourd’hui, la seule chose qui me manque, c’est un logement stable. Jusqu’à ce qu’on accepte de m’en louer un… »

Source :Ouest France